Pushing Daisies réveille les morts
Contrairement à ce que pense bêtement un esprit chagrin, la mort peut être cool.
Pour preuve, « Pushing Daisies », série flashy et funny où la mort est évoquée en souriant, la fleur aux dents.
Pour preuve, « Pushing Daisies », série flashy et funny où la mort est évoquée en souriant, la fleur aux dents.
L'expression anglaise « to push up daisies » se traduirait en français par « manger les pissenlits par la racine ». Avouez qu’il y a des noms plus glam’. Comme « Pushing Daisies ».Ned, héros improbable, est un pâtissier au regard doux et aux gestes tendres. Son petit secret : il peut réveiller les morts en les touchant et les renvoyer dans l’au-delà par ce même procédé. Ce qui est bien mais pas top, c’est que les ex-morts n’ont qu’une minute de vie en plus. Au-delà, une autre personne décède.
Bryan Fuller, créateur de la déjà géniale « Dead like me », signe une seconde série « mortelle ». Même sujet (la mort), même principe (la comédie), mais traitement différent. Si « Dead like me » est réaliste (visuellement hein, je rappelle que les morts ne reviennent que très rarement à la vie), « Pushing Daisies » est une fable aux couleurs chaudes, un conte moderne naïf pas loin du rêve enfantin. À la sortie US du pilote en octobre 2007, Fuller expliquait : "Quand je suis allé à Warner Bros et que j'ai fait mon pitch de la série, j'ai beaucoup parlé d'Amélie [Poulain, ndlr], de son ton, de son style et ils m'ont dit 'On vient juste d'avoir une réunion avec ABC et ce qu'ils veulent, c'est une série à la Amélie'. Alors j'ai répondu 'Eh bien, j'en ai une'". Sacré Bryan.
Touché ... coulé
Même si ça ressemble à la Petite maison dans la prairie sous ecsta, la série douce et dingue a du sens. L’amour côtoie la mort et le pouvoir de Ned a son côté sombre. La logique implacable de la faucheuse ne peut être chamboulée sans conséquence. La vie des personnages ne sera pas rose bonbon ad vitam. (suspense).
Autour du beau pâtissier vivent Charlotte « Chuck », son amour de jeunesse ramenée à la vie, Emerson le détective fan de tricot, Olive la serveuse folle... de son patron, les 2 tantes agoraphobes de Chuck, et Digby le fidèle labrador. Cette galerie fantasque, toujours à 2 doigts de pousser la chansonnette, insuffle du bonheur en barre tout au long de ces 22 épisodes.
Bonus de ouf, le pilote a été réalisé par Barry Sonnenfeld (La Famille Adams, Men in black), qui est également un des producteurs. Nominée dans beaucoup de catégories des Golden globe et Emmy Awards 2008 (dont la série choppe le trophée de la meilleure réalisation), « Pushing Daisies » ne survivra pas à sa seconde saison. La course folle à la nouveauté lui sera fatale. Ce n’est pas une raison pour ignorer cette petite merveille actuellement diffusée par Canal +.
Ne pleure pas petite fille. On devrait quand même retrouver cette troupe de foufous en film ou comics un jour ou l'autre. Affaire à suivre...
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