quand le bobo fait un bio rêve

Publié le par Pruine

Bobos : désigne une catégorie assez floue de personnes. Avec leur portefeuille de bourgeois et leur envie de bohème, ils se distinguent essentiellement par leurs choix de consommation, leur alimentation ou leurs loisirs. Le tout en vert si possible.

Suivant la mode, le bobo se drape de vert. C'est frais, c'est chic. Parqué dans des espaces urbains traditionnellement populaires, ce « bourgeois bohème » réhabilite fièrement son appartement, pousse son caddie au Naturalia et va travailler en vélib'. Le bobo s'intéresse à l'écologie et c'est comme une longue pub sur les voitures propres. Paradoxal.

Le concept écolo subversif

Pour les bobos, toutes les anciennes transgressions autrefois subversives, deviennent des objets de consommation. L’écologie n'échappe pas à la règle, au contraire. Elle est même devenue une inépuisable source de slogans publicitaires. Le top du subversif.
David Brooks, auteur du livre Les bourgeois bohèmes, cite Thomas Frank, rédacteur en chef d’un magazine, le Baffler. « Je me moque des pseudo-transgressions de la classe d’affaires et de tous leurs « délires » socialement acceptés. Les bobos s'intéressent à l'écologie non pas parce que c'est bon pour la planète, mais parce que tout le monde devra y passer. Tout cela n’est qu’une autre forme de conformité conservatrice ». Il semblerait donc que l'écologie soit pour cette catégorie aisée de population quelque chose de socialement constructif avant d'être sain et raisonnable. Paraître responsable vis-à-vis de l'environnement est le comble du hype quand l'être vraiment n'est pas forcément sexy. C'est toute la différence entre le bobo et l'agriculteur pur jus.

Responsable, durable, renouvelable,... consommable

Les bobos se refont une virginité morale en consommant bio ou équitable. Pourtant, l'acte même de consommer est loin d'être un geste vert. Étymologiquement, du latin consummare, « consommer » signifie faire la somme, achever. Économiquement, la consommation est l'utilisation de biens et de ressources dont on ne peut se servir qu'en les détruisant ou en les transformant. L'écologiste, le vrai avec des sabots, celui-là consomme le moins possible. Être militant vert est moins fun que prévu, quand il faut tricoter ses pulls et faire son pain.
De plus, l'alimentation biologique, les objets « éthiques » et les constructions vertes qui font la joie des bobos, tout cela coûte plus cher que les biens de consommation de masse. Le pouvoir d'achat en berne, l'écologie recule. Logiquement.
Cependant, le webmaster de Econologie.com, Christophe Martz, tempère : « Seule une nouvelle approche de l'écologie convaincra le grand public de prendre une part plus active dans la gestion durable de notre environnement : c'est l'éconologie ! C'est à dire les gestes ou investissements qui aboutissent à de réelles économies. »
L'écologie sincère a de l'avenir. Pas la mode écolo.
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Publié dans Mond... ieu

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A
Ou pas...^^
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A
Je comprends mieux pourquoi j'ai toujours rêvé d'être bobo !
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P
<br /> Alors viens par-là que je te fasse "bobo". Han, j'crois que je tiens quelquechose là ^^<br /> <br /> <br />