Jackson le glas
Toute une génération vient de voir se barrer une part de son enfance en moonwalk. Le roi nous a quitté.
Bientôt on rigolera de tous nos potes acnéiques qui se trémoussaient sur Billie Jean à la boom de Jean-Mi.Bientôt nos gamins rigoleront devant le clip de Thriller, alors que bon, ça fait peur quand même.
Bientôt les gens citeront Beyonce comme réference ultime de la musique black américaine... C'est moche.
Michael Jackson est mort.
Le funk et la soul à l'apogée, des clips comme des histoires, des pas de danse irréels, le génie et la folie dans un même corps.
Pas la peine d'en dire plus, d'autres se chargeront de démonter le mythe Michael Jackson à coup de caisson à oxygène. Les frasques font la légende et les secrets sont faits pour être gardés.
La pop est triste et plus seulement parce qu'Hanna Montana existe. Un cocaaaaa et une grande friiiiite... À la tienne monsieur Jackson.
Apprenez au moins correctement le Moonwalk, le maître vous montrait la voie.
- « Je traversais Harlem en voiture vers la fin des années 70, début des années 80, et je voyais ces enfants qui dansaient dans la rue, notamment un qui glissait en arrière, il faisait ce que j'appelle une danse à illusion. J'ai gardé ce pas en mémoire visuellement, je suis monté dans ma chambre à Encino et je me suis mis à le reproduire, à danser, à créer, à le perfectionner ».
- Michael Jackson lors d'une nterview exclusive au révérend Jesse Jackson lors de son émission Keep Hope Alive sur WGRB (28 mars 2005)
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