Dans le baba
AAaaaah ce petit chemin qui sent la noisette... Le bio passe partout et s'attaque à un petit milieu, le nôtre et celui du X. Le sexe autrefois rouge de honte ou de plaisir, devient vert. Les écolos ne sont plus chiants, ils sont chauds.
Quand il s'agit de vendre, tout est bon dans le cochon. Tel est le nouveau credo de l'industrie du sexe. Fort du succés du beau bio aux dernières Européennes, du film Home et de toutes les bonnes idées écoresponsables (commerce équitable, recessionistas, green fashion week, etc.), certains activistes sans-culottes ont saisi la carotte.
Les premiers du genre performent depuis 2003 sur le site qu'ils ont créé fuckforforest.com. Les deux pornstars suédoises, Leona Johansson et Tommy Hom Ellingsen, proposent de matter leurs ébats naturels moyennant 15€ par mois. Les videos ainsi vues ont déjà permis de récolter 100.000$ en 2008 destinés à la reforestation. Plantez Madame, puis un arbre. So cute.
À Berlin, c'est une maison close qui revolutionne le train-train sexuel. Fraü Claude offre une réduction sur la passe aux clients qui viennent à pédale ou en groupe (donc en vélo ou en bus, jeunes vicieux). Le quartier respire à nouveau grâce à la baisse du trafic et du stationnement. 20% des fidèles ont déjà changé leur habitude de transport amoureux. L'argent est vraiment le pire des vices.
Argument de vente souvent en carton, l'écologie sert aussi à des sites intéressés et inintéressants. Les sites néo-babas comme vegporn.com ("porno végétarien") ou hippiegoddess.com ("déesse hippie") mettent en ligne des photos payantes sous des slogans pseudo équiquitable : "Eat pussy, not pork". Verdâtre.
Pourtant, le sex-merchandising relève vigoureusement la tête. Il permet de faire les fous dans le foin (attention à ne pas inverser malencontreusement 2 lettres) avec d'ingénieux préservatifs et lubrifiants bio-dégradables... Ramassez-les tout de même, ça fait désordre.
Et puis en 2006, Greenpeace alertait au sujet des phtalates (composant pour ramollir le plastique et le système hormonal dans la foulée) contenus dans certains sex-toys. Depuis, nos joujous ont fait peau neuve. Certains fabricants proposent désormais des godes en silicone ou acier chirurgical écolorgiaques. Il existe même des sites de vente en ligne pour échanger son vibro contre un à moitié prix qui croyait prendre : lovehoney.co.uk et thesensualvegan.com.
Le plus exitant reste malgré tout l'invention d'un sex-toy dynamo, le Earth Angel ("l'ange de la terre"). Tournez la manivelle et wizzzzzz, 4 minutes d'effort pour 30 minutes de plaisir. Cerise dans le ponpon, 25% de son prix est reversé à Greenpeace. Compagnons, vibrons pour le vert galant.
* photo : Osez... le sexe écolo, Marc Dannam, Editions La Musardine, 8 €.
Pour en savoir plus : www.lamusardine.com
Quand il s'agit de vendre, tout est bon dans le cochon. Tel est le nouveau credo de l'industrie du sexe. Fort du succés du beau bio aux dernières Européennes, du film Home et de toutes les bonnes idées écoresponsables (commerce équitable, recessionistas, green fashion week, etc.), certains activistes sans-culottes ont saisi la carotte.Les premiers du genre performent depuis 2003 sur le site qu'ils ont créé fuckforforest.com. Les deux pornstars suédoises, Leona Johansson et Tommy Hom Ellingsen, proposent de matter leurs ébats naturels moyennant 15€ par mois. Les videos ainsi vues ont déjà permis de récolter 100.000$ en 2008 destinés à la reforestation. Plantez Madame, puis un arbre. So cute.
À Berlin, c'est une maison close qui revolutionne le train-train sexuel. Fraü Claude offre une réduction sur la passe aux clients qui viennent à pédale ou en groupe (donc en vélo ou en bus, jeunes vicieux). Le quartier respire à nouveau grâce à la baisse du trafic et du stationnement. 20% des fidèles ont déjà changé leur habitude de transport amoureux. L'argent est vraiment le pire des vices.
Argument de vente souvent en carton, l'écologie sert aussi à des sites intéressés et inintéressants. Les sites néo-babas comme vegporn.com ("porno végétarien") ou hippiegoddess.com ("déesse hippie") mettent en ligne des photos payantes sous des slogans pseudo équiquitable : "Eat pussy, not pork". Verdâtre.
Pourtant, le sex-merchandising relève vigoureusement la tête. Il permet de faire les fous dans le foin (attention à ne pas inverser malencontreusement 2 lettres) avec d'ingénieux préservatifs et lubrifiants bio-dégradables... Ramassez-les tout de même, ça fait désordre.
Et puis en 2006, Greenpeace alertait au sujet des phtalates (composant pour ramollir le plastique et le système hormonal dans la foulée) contenus dans certains sex-toys. Depuis, nos joujous ont fait peau neuve. Certains fabricants proposent désormais des godes en silicone ou acier chirurgical écolorgiaques. Il existe même des sites de vente en ligne pour échanger son vibro contre un à moitié prix qui croyait prendre : lovehoney.co.uk et thesensualvegan.com.
Le plus exitant reste malgré tout l'invention d'un sex-toy dynamo, le Earth Angel ("l'ange de la terre"). Tournez la manivelle et wizzzzzz, 4 minutes d'effort pour 30 minutes de plaisir. Cerise dans le ponpon, 25% de son prix est reversé à Greenpeace. Compagnons, vibrons pour le vert galant.
* photo : Osez... le sexe écolo, Marc Dannam, Editions La Musardine, 8 €.
Pour en savoir plus : www.lamusardine.com
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