God save the green

Publié le par Pruine

Oyez oyez braves gens. Gueuses et gueux, bourgeois et bohème. Faites chauffer vos cartes bleus. Le temps béni des soldes est arrivé. Inutile cependant de se ruer dans les boutiques où la foule des grands jours s'étripe sans dignité.
Le must en cette saison d'achat compulsif, c'est de fureter dans les rayons des marques écolo.


La mode éthique fait peur. Le look fumeur de ganja, éleveur de chèvres dans le Larzac n'est plus hype. On pense fatalement aux pulls en plastique et aux chaussures en bois, glamooouuuuuur toujours.
Bref, la mode écolo c'est sympa, mais c'est moche. Que nenni mon ami. Le green, c'est over branché, option bonne conscience.

Principe et prince hype
  • Utiliser des matières issues du commerce équitable
  • Privilégier les matériaux écologiques
  •                                                   Fabriquer les produits dans la dignité
Les marques engagées permettent de porter ses valeurs avec fierté, au contraire d'une virgule Nike corrompue. Les fibres et matières utilisées sont bio (coton, lin, caoutchouc,...). Elles sont cultivées et récoltées de façon traditionnelle, sans gaspillage, avec une utilisation raisonnée d'eau et moins de pesticides. Et bien sûr, le travail est payé selon les prix du marché, grâce à la formation de coopératives.
La marque Veja ("regarde" en brésilien), entreprise créée en août 2004, propose des baskets qui respectent l'homme et l'environnement. En plus, elles sont jolies.
On reste au Brésil avec les fringues Tudo Bom. Des tee-shirts, des maillots de bain au goût de vacances éthiques.
Pour les vêtements cools, n'oublions pas Monsieur Poulet qui fait du coton bio une drogue douce ou Article 23, pour être bio et beau en même temps.
Pour les plus durs à convaincre, plus fashion, trendy et design, la mode éthique a aujourd'hui son magazine de tendance, Thread. Vidéos, reportages, interviews à l'appui, on prend conscience que les jeunes créateurs ont la main verte et l'avenir devant eux s'il se débrouillent bien.

Récession mon amour

Le green a aussi l'avantage d'être moins cher. On hésite plus entre manger ou s'habiller (et non, on ne suce pas son t-shirt). Du coup, avec l'entrée du vert écolo et du gris de la crise dans l'univers de la mode, un nouveau vocabulaire coloré s'ouvre aux communs des tops mortels.
Dans les allées de l'Éthical fashion Show, salon de mode éthique du mois d'octobre à Paris, les fashionistas sont devenues recessionistas, genre on a pas de thune, mais on a des idées. Elles peuvent être GG (Green Girl) et craquer pour le Cheaply Chic, ou chic pas cher qui renvoie le bobo dans son loft décoré par Damidot. Yeah. Éthique et toc !!

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Publié dans Mond... ieu

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