Spirit of polar
Ou quand la police a de l'esprit.
La série policière s'essouffle. On en peut plus du "remettage" de lunettes d'Horacio Cane ou des répliques cultes de Julie Lescaut ("Madrange, mon jambon star").
Pas de panique, CBS a la solution : "The Mentalist".
Patrick Jane, le génial et sous-employé Simon Baker, est un ancien médium de foire. Gros malin aux capacités psychologiques développées, il se refait une crédibilité en travaillant pour une agence gouvernementale chargée des crimes violents. Trop frais.
Pas de visions extrasensorielles à la Sam Waters (Profiler à la tête penchée) ou de rêves prémonitoires façon Allison Dubois (Médium et maman). Jane observe simplement. Et pendant que les flics aux manières de barbare se trompent, lui sait. Sans les mains. La classe.
Dandy décalé, comme tout bon personnage de polar, LE mentaliste cache une blessure. Ce drame personnel, plutôt que d'en faire un boulet (voir Monk), l'allège. Il survole, plane, semble absent.
Pourtant, rien ne lui échappe. Un geste de trop, un regard fuyant et il ne démord pas, malgré les remontrances de sa supérieure boudeuse.
Cynique comme House, pointu comme Holmes.
Cette série se risque dans le secteur ultra-plombé des enquêtes policières. Mais il y a un souffle, une respiration. Patrick Jane se moque de tout et contourne les règles avec l'aisance de celui qui n'a rien à perdre. Confiant, il va sur une scène de crime comme il va à Shopi. Le spectateur est du coup détendu du slip. On voit du sang, des vies gâchées, mais ce n'est pas le centre des épisodes. On attend frileux le coup de génie de Jane, qui a forcément vu le détail qui tue. Le mental est sexy, the Mentalist aussi.
La série policière s'essouffle. On en peut plus du "remettage" de lunettes d'Horacio Cane ou des répliques cultes de Julie Lescaut ("Madrange, mon jambon star").Pas de panique, CBS a la solution : "The Mentalist".
Patrick Jane, le génial et sous-employé Simon Baker, est un ancien médium de foire. Gros malin aux capacités psychologiques développées, il se refait une crédibilité en travaillant pour une agence gouvernementale chargée des crimes violents. Trop frais.
Pas de visions extrasensorielles à la Sam Waters (Profiler à la tête penchée) ou de rêves prémonitoires façon Allison Dubois (Médium et maman). Jane observe simplement. Et pendant que les flics aux manières de barbare se trompent, lui sait. Sans les mains. La classe.
Dandy décalé, comme tout bon personnage de polar, LE mentaliste cache une blessure. Ce drame personnel, plutôt que d'en faire un boulet (voir Monk), l'allège. Il survole, plane, semble absent.
Pourtant, rien ne lui échappe. Un geste de trop, un regard fuyant et il ne démord pas, malgré les remontrances de sa supérieure boudeuse.
Cynique comme House, pointu comme Holmes.
Cette série se risque dans le secteur ultra-plombé des enquêtes policières. Mais il y a un souffle, une respiration. Patrick Jane se moque de tout et contourne les règles avec l'aisance de celui qui n'a rien à perdre. Confiant, il va sur une scène de crime comme il va à Shopi. Le spectateur est du coup détendu du slip. On voit du sang, des vies gâchées, mais ce n'est pas le centre des épisodes. On attend frileux le coup de génie de Jane, qui a forcément vu le détail qui tue. Le mental est sexy, the Mentalist aussi.
The Mentalist (2008), 1ère saison en ce moment sur CBS.
Créée par Bruno Heller. Avec Simon Baker, Robin Tunney, Tim Kang
Créée par Bruno Heller. Avec Simon Baker, Robin Tunney, Tim Kang
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